Chili Tranches de vie

En un an…

13 mars 2018

Anaïs le Blog s’est refait une beauté ! Pour être honnête, la transformation est encore en cours mais je ne pouvais plus attendre que ce soit fini pour vous raconter.

Je vous en parlerai probablement, de cette transformation, pas seulement visuelle, du blog.

Mais aujourd’hui, j’avais juste envie de vous raconter un peu ce qui s’est passé dans l’année écoulée. Cet article, il m’a fallu six mois pour seulement envisager de l’écrire, et pour savoir ce que j’allais y mettre, sans trop vous en dévoiler sur ma vie personnelle, parce que ça n’intéresse personne…

Mon dernier article remonte à début 2017, où je listais mes projets voyage pour la nouvelle année (passée…).

Si j’ai par la suite abandonné le blog, c’est en réalité pour une raison qui me paraît la meilleure…

J’ai fait mes valises et suis partie au bout du monde pour une folle expérience de six mois !

En fait, j’ai obtenu le stage de mes rêves dans une Alliance Française du Sud du Chili, où j’ai été pendant six mois responsable de la gestion culturelle et de la communication.
Comme je suis franco-chilienne (maman française, papa chilien), j’ai de la famille au Chili, et j’y suis déjà allée à plusieurs reprises depuis mon plus jeune âge. Une jolie coïncidence a voulu que j’obtienne ce stage 1/ dans une ville qui porte mon nom de famille, et 2/ où vivent deux de mes cousins. J’étais donc triplement heureuse ! J’allais pouvoir retourner au Chili, qui me manquait depuis mon dernier voyage là-bas 4 ans plus tôt, retrouver mes cousins, et en plus faire mon stage de fin d’études rêvé ! Bref, total jackpot.

Ça a commencé un 27 février, par un vol long courrier. Arrivée à Valdivia le 28, non sans avoir fait un coucou au reste de ma famille à l’aéroport de Santiago où j’ai fait escale. Mon cousin m’aide avec mes valises, puis m’emmène déjeuner. Et première galère, deux heures après avoir débarqué dans cette ville inconnue : on me vole mon iPhone ! En guise de bienvenue, on a vu mieux…

Et puis les jours ont passé… À la base je devais rester quelques jours chez mon cousin et son coloc’ le temps de trouver mon chez moi. Finalement, ils m’ont proposé de rester définitivement. J’étais trop contente de vivre avec eux, j’ai accepté, reconnaissante.

Ils m’ont sortie, j’ai rencontré leurs amis, j’ai découvert les endroits cool de la ville, où se balader, où prendre un verre, où aller danser, où goûter les spécialités… Et puis le week-end, c’était excursions. Plage, forêt d’arbres natifs, parcs nationaux… Et quand ce n’était pas avec eux, je découvrais la région avec Éloïse, stagiaire à l’Alliance, elle aussi… On était à Valdivia, capitale de la Région de Los Ríos (des rivières), connue aussi sous le nom de Perle du Sud. Au Chili, elle est considérée comme une ville moyenne (124 000 habitants), dotée d’une très bonne qualité de vie, entourée de nature, de verdure et pas loin de l’Océan Pacifique (comme une grande majorité du territoire national d’ailleurs… rapport à la forme de spaghetti du Chili). Et pour les amateurs, elle est aussi, pour la qualité de son eau, le puits à bière du Chili. C’est là que fleurissent les meilleures brasseries du pays.

Le stage se passait bien, j’apprenais tous les jours et je ne m’ennuyais jamais. Les projets étaient passionnants. On recevait le groupe de jazz Karpatt en avril, il fallait faire la communication pour amener du public, et organiser le concert avec les institutions culturelles locales. Je continuais d’explorer ma ville d’adoption. Déjà, avec Éloïse, on avait nos lieux fétiches. Le soir après le boulot où le week-end, quand il faisait froid et qu’on avait besoin d’un chocolat chaud avec une part de gâteau, on allait au Café La Negra. Quand on sortait danser, c’était souvent à la Murano : musique reggaeton commerciale à souhait, mais bon, c’est ça, explorer l’art de vivre à la chilienne. Et le plus souvent, on se retrouvait au QG, un bar créé et tenu par un jeune américain qui a élu domicile à Valdivia pour y brasser sa propre bière : le Growler. C’est là que j’ai passé les moments les plus conviviaux, avec plein de gens. Là que j’ai rencontré des étrangers qui sillonnaient le pays et faisaient un stop dans cet endroit atypique et cool. Là aussi que j’ai emmené ma sœur quand elle est venue me voir. Là encore que j’ai ri à m’en décrocher la mâchoire avec Élo. Là enfin que j’ai rencontré mon amoureux. Il y était tout le temps. Bon, c’est normal, puisqu’il y travaillait, mais même les jours de repos, il y était avec ses amis. Et moi, chaque fois que j’avais un évènement à promouvoir, je faisais le tour du quartier avec mes affiches, et je lui demandais la permission d’en coller une à l’entrée. D’abord, il m’a dit un « no » ferme (en fait c’était une blague mais moi, pas très assurée, je n’ai pas capté tout de suite). Mais finalement tous mes évènements ont fini sur la porte vitrée de l’entrée.

Le concert du groupe de jazz manouche Karpatt, qui avait été précédé d’une rencontre avec des élèves de musique de la région

Et puis en juin, c’était au tour de la comédienne Layla Metssitane de venir jouer la pièce qu’elle a elle-même mise en scène et adaptée du roman d’Amélie Nothomb, Stupeur et Tremblements. Mon boulot était trop chouette. Je devais accueillir les artistes, et en gros les accompagner dans tous les déplacements : interviews à la radio pour traduire, déjeuners, rencontres avec le public, répétitions, visites de la ville et des alentours… En juin c’était aussi mon anniversaire et celui, deux jours avant, d’Éloïse. On a organisé une grande soirée à la maison ! Et la semaine suivante, je suis allée, comme dès que je le pouvais et que mes finances me le permettaient, à Santiago passer le week-end avec le reste de ma famille. Alors comme au Chili on voyage principalement en bus et que le pays est tout en longueur, fatalement, le moindre déplacement prend une éternité. Valdivia-Santiago, c’est 11 heures. Une nuit. Donc je veillais à demander une journée pour rentabiliser le voyage, très vite épuisant.

La pièce de Layla Metssitane, Stupeur et Tremblements, adaptée du roman d’Amélie Nothomb, en française sous-titré espagnol

Valparaiso, vu depuis ses hauteurs… Un passage éclair pour rendre visite à une amie de promo, elle aussi en stage à l’Alliance Française !

En juillet, il y avait la soirée du 14 juillet à organiser : on a choisi de collaborer avec une bodega pour organiser une initiation à la dégustation de vins, et pour ajouter mon grain de sel, j’ai monté une expo sur les femmes de la Révolution Française.
À la fin du mois, ma sœur a elle aussi atterri au Chili, pour y passer son année de césure. Avant de commencer son stage à Santiago, elle est venue nous voir à Valdivia, et on a fêté son anniversaire ensemble. Et ainsi de suite jusqu’à la fin du mois d’août et déjà l’heure du retour…

Le temps a filé. Aujourd’hui, voilà un an que j’ai débarqué à l’Alliance Française, intimidée, les yeux grands ouverts et l’envie de me mettre au travail et de continuer d’apprendre.
Un an déjà. Et beaucoup de choses se sont passées !
Après mon retour, j’ai passé deux semaines, mais surtout la dernière nuit, la tête dans mon mémoire de fin d’études. Cliquer sur « envoyer », croiser les doigts, respirer. Et préparer la soutenance. Deux jours plus tard, je raccrochais mon Skype avec ma prof, extatique. Je venais de boucler ma soutenance, et elle de m’annoncer que je décrochais un 20/20 à mon mémoire. Ça voulait dire « Master validé avec mention très bien ».
Donc, dans la foulée de mon retour, j’ai fini mes études.
Mais ce n’étaient pas les vacances pour autant. Car je fais partie d’un mouvement de scoutisme, voyez-vous. Où j’étais à l’époque et depuis presque un an, responsable de l’organisation d’un gros évènement national pour novembre. Si j’avais plus ou moins réussi à mener la chose et garder la tête sous l’eau pendant six mois depuis le Chili, j’avais quand même accumulé un peu de retard dans les préparatifs, et il allait maintenant falloir le rattraper. Ce que j’ai fait jusqu’au dit évènement, début novembre.
Hop ! Une fois passées les festivités, un petit week-end détente entre amis en Bretagne à faire du bateau, et déjà je sentais le besoin de me mettre à chercher du travail « avant de perdre la dynamique ».
Dynamique de quoi, au juste, ça je ne sais pas très bien…
Toujours est-il qu’aujourd’hui, début mars, j’en suis encore là. Je cherche, je tâtonne… Oh je ne m’en fais pas encore. Je sais que je trouverai et que c’est normal, pour une jeune diplômée, de galérer au début. Le manque d’expérience, voyez-vous…
Comme c’est quand même plus ou moins lourd sur le moral selon les jours, j’ai pris cinq jours pour aller voir ma meilleure amie à Lisbonne en janvier, histoire de respirer un peu d’air latino et de reprendre des couleurs, moi qui en suis à mon troisième hiver consécutif, à cause de cette foutue histoire d’hémisphères. Et puis il y a eu les quelques jours de ski dans les Pyrénées, il y a deux semaines. Ça c’est pour retrouver le fun de l’hiver justement, et remplir mes poumons d’air pur.
Je voulais vous parler du chômage et de la recherche d’emploi, d’ailleurs. Je le ferai peut-être dans un prochain article. Ça vous dirait ?

Pour l’instant, je pense que je vais m’arrêter là. Ce que je voulais vous dire au sujet de l’année qui s’est écoulée, c’est qu’on ne sait jamais ce qui vient. Je n’imaginais pas vivre tout ça quand je suis montée dans l’avion. Oh, je savais que je m’envolais pour de folles aventures, que j’était proche de la fin des études, que le plus dur était passé, et que le fun était devant. Mais ce que je ne savais pas, c’est que me passionner pour mon boulot allait me faire terminer mon cursus au top, que j’allais rencontrer l’homme que j’aime au détour d’un éclat de rire avec une copine (d’ailleurs, on pourra parler des relations longue distance, si ça vous dit…), que j’allais retourner à Lisbonne, cette ville que j’aime et que je ne connais pas encore assez bien, que j’allais organiser un évènement de fou qui a duré trois jours et rassemblé plus de mille jeunes, que j’allais peut-être décrocher mon job de rêve en Amérique latine… Mais ça, je vous en reparlerai si ça fonctionne… Je suis superstitieuse, voyez-vous…

 

À très vite,

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  • Reply
    Blade
    16 mars 2018 at 19:00

    Merci Je vais aller y jeter un oeil !

  • Reply
    Lucille
    19 mars 2018 at 23:47

    Heureuse de te voir de retour sur le blog, j’aime beaucoup suivre tes articles! Cette année a été pleine de bonheurs, je te souhaite la même chose pour la suite :)

    • Reply
      Anaïs
      21 mars 2018 at 22:38

      Salut Lucille ! C’est gentil, merci ! Une très jolie année à toi aussi ! :)

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