Pourquoi je suis partie en Erasmus

Si pour moi les raisons de tenter l’expérience Erasmus coulaient de source, j’ai pu constater au fil de mes recherches sur le sujet, que c’était loin d’être aussi évident pour tout le monde. C’est pourquoi je trouvais pertinent d’axer mon premier article de la catégorie « Erasmus » sur les raisons qui poussent tant d’étudiants à partir à l’étranger pendant un semestre ou un an.

Voici donc, en quelques points, pourquoi j’ai fait le choix de partir en Erasmus.

Une envie d’ailleurs

Parce que, quand on est un voyageur une voyageuse, comme moi, et que se présente à nous l’occasion de voyager, devinez quoi… On voyage, pardi !

Un autre pays, une nouvelle culture à découvrir, une autre langue, bien sûr (j’y reviendrai), de nouvelles personnes à côtoyer au quotidien… Et cela pendant des mois, et sans interrompre les études ! Tout bénéf’, non ? Alors oui, les études et les langues d’abord. Mais quand même !

Erasmus, c’est la possibilité d’un voyage qui dure cinq/six mois (au pire) ou neuf/dix mois (au mieux). C’est l’opportunité de s’immerger totalement, d’avoir assez de temps pour découvrir les petites choses que l’on rate lorsqu’on parcourt un pays en quelques jours seulement. C’est la chance de pouvoir profiter du week-end pour prendre un bus en direction d’une belle ville voisine, de flâner, de prendre son temps, de visiter, et pourquoi pas, d’y revenir un autre jour. Et tout cela, ça ne se refuse pas… Si ?

Cette idée de vivre à l’étranger est la première chose qui m’a attirée dans le concept d’Erasmus. Je rêvais de partir pour l’Irlande, d’adopter ses coutumes et le mode de vie des Irlandais, de retrouver mes amis au pub le soir pour écouter de la musique celte en buvant la célèbre Guinness, de me balader en gros pulls de laine comme je les aime et en bottes en plastique, sans complexes, et bien sûr de voir le pays sous toutes ses coutures. La liste des universités européennes en partenariat avec la mienne en a décidé autrement, et c’est en Angleterre que j’ai atterri (enfin, façon de parler, puisque j’ai dû subir la grève des pilotes d’Air France, et donc avoir recours à l’Eurostar). Et je ne regrette pas mon choix. Et vous savez quoi ? Ma résidence étudiante est cernée par les pubs, et ils servent même de la Guinness…

Une aventure en VO

Alors oui, l’argument numéro 1, la raison classique : les langues. L’opportunité de vivre en anglais/espagnol/italien/que sais-je encore, assez longtemps pour qu’en repartant, on maîtrise sur le bout des doigts cette langue qu’on aura parlée, écoutée, écrite et lue des mois durant. L’accent est en option, mais bon courage de ce côté-là, car, et c’est internationalement reconnu, nous Français, partons avec un handicap sévère ! Quoi qu’il en soit, les langues, c’est la vocation première du programme Erasmus, et pour nous, étudiants européens, c’est un atout majeur dont il faut être conscients.

Bien sûr, il faut le vouloir. Parce que, croyez-moi, il est très facile, et parfois tentant, de se retrouver entre Français pour pratiquer la langue de Molière, et, si l’on n’y prend pas garde, la pratiquer même plus que la langue locale ! Discipline, donc.

Convivialité et festivités

Je le savais, mais je ne doutais pas que ce soit à ce point : quelle que soit la destination que l’on a choisie, la communauté Erasmus et étudiants étrangers est très développée, très riche, très dynamique, et très festive. Pas besoin de vous parler des soirées Erasmus, tout le monde, je pense, connaît leur renommée. Mais il n’y a pas que ça. Nous sommes tout un groupe, un très gros groupe, constitué de dizaines de nationalités différentes, tous là pour les mêmes raisons, et tous venus avec une soif de rencontrer, d’apprendre, de voyager, de s’amuser. Et très vite, tout le monde se connaît.

Pour vous donner un exemple personnel, lors de ma première semaine, j’ai rencontré une Allemande, une Australienne, une Suédoise, et deux Françaises. Et puis de fil en aiguille, grâce à elles, j’ai rencontré deux autres Allemands, deux autres Suédoises, d’autres Français, une Belge. Et puis en cours, j’ai fait la connaissance de quatre Espagnols, et d’un Sud-Coréen. Et puis je vis avec une autre Française, une Mexicaine, une Singapourienne et une Japonaise. Etc, etc, etc… On se relie tous les uns aux autres, c’est un véritable réseau. Et c’est super ! Vous imaginez le nombre de contacts qu’on peut se faire en une année ? Bon, moi je suis assez timide alors je m’imagine mal repartir avec 120 nouveaux amis sur Facebook, mais les circonstances font qu’il est facile de se faire des amis. Les circonstances, ce sont les soirées (quelqu’un de vraiment motivé trouvera un endroit où faire la fête tous les soirs, je vous assure, tous-les-soirs), les excursions, les cours réservés aux étudiants étrangers…

L’Europe comme mécène

Alors, arrivé à ce point, on se dit « ça a l’air génial ! Je signe où ? ». Et puis tout d’un coup, on se rend compte qu’on a oublié un point important : et l’argent dans tout ça ? Quel est le coût, au juste, d’une telle extravagance ? Encore un truc réservé aux gosses de riches…

Eh bien non ! Bon. Bien évidemment, il va falloir mettre la main à la poche, et pas qu’un peu. Mais les bourses (oui, au pluriel) sont plutôt conséquentes, et permettent la prise en charge d’une bonne partie du budget. Pour vous donner un exemple, mes amis et moi bénéficions de trois bourses différentes au cours de cette année Erasmus : la bourse du CROUS (que tous les étudiants Français sont susceptibles de recevoir), la bourse Erasmus (qui provient des caisses de l’Europe), et la bourse de notre région. Certains chanceux peuvent aussi bénéficier de celle de leur département, de leur université, et de leur ville, peut-être aussi. Bref, il faut se renseigner auprès des différentes institutions et organisations, mais vous saisissez l’idée : non, Erasmus n’est pas réservé qu’aux étudiants aisés.

Si je résume, Erasmus c’est un très long voyage, avec option bilingue, dans une ambiance conviviale, sponsorisée par l’Europe, entre autres. Comment pouvais-je ne pas sauter sur l’occasion ? Et, croyez-moi, c’est une expérience à vivre. J’encourage tous ceux d’entre vous qui en auraient l’occasion à présenter leur candidature au cours de leurs études ! J’ai d’ailleurs l’intention de publier d’autres articles plus précis avec des conseils pour booster son dossier, calculer son budget, choisir sa destination, préparer son départ, et ainsi de suite jusqu’au retour.

J’espère avoir donné envie aux hésitants, et peut-être rappelé de bons souvenirs à ceux qui sont passés par la case Erasmus. N’hésitez pas à partager ces souvenirs par commentaire !


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8 thoughts on “Pourquoi je suis partie en Erasmus

  1. Jolie&Smile

    C’est un régal de te lire, j’attends toujours tes nouveaux posts, avec impatience !!!
    Tes jolis récits bien écrits, j’en apprends davantage…. Alors merci Anaïs :-))

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    1. Anaïs

      Merci à toi :)

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  2. Lizzie

    Super article !
    J’ai hâte de pouvoir lire les autres concernant erasmus :)

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    1. Anaïs

      Merci c’est gentil ! J’ai hâte de les publier.. ;)

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  3. Céline

    Etant partie en Erasmus en Allemagne et en étant toujours à l’étranger (Angleterre tout comme toi! :) ) j’ai adoré te lire et je partage TOTALEMENT tes propos! Etre partie en Erasmus a été l’une des meilleures décisions de ma vie jusque là, le début de grands changements dans une vie.
    Bien heureuse de t’avoir trouvé sur Hellocoton! :). Hâte de suivre tes prochains articles! A bientot!

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    1. Anaïs

      Merci Céline pour ce gentil message ! Je suis contente que mon article fasse écho à ton vécu, et je te souhaite de vivre encore de nombreux bons moments et découvertes à l’étranger ! :)

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  4. Sonia

    C’est un très jolie article que tu as écrit là. Je n’ai jamais osé tenter l’aventure Erasmus (bien que j’adore voyager) et il m’arrive souvent de le regretter. Maintenant, je suis trop vieille pour ça… J’ai espoir de me rattraper d’ici 1 an, en partant 6 mois au Japon…
    En tous cas je suis ravie de découvrir ton univers & bonne continuation !

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    1. Anaïs

      Salut Sonia !
      Merci pour tes compliments et ton commentaire ! Erasmus est une super expérience, mais je suis sûre que tes 6 mois au Japon le seront tout autant ! :)

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