DÉMARCHE GREEN

Faire le vide pour y voir clair : le long rangement de ma chambre

12 février 2019

[su_note note_color= »#ffffff »]Ce qui suit est un témoignage personnel d’un épisode récent et éprouvant de ma vie. J’ai hésité à le publier après l’avoir écrit : à quoi bon raconter ces histoires qui n’intéresseront personne ? Finalement j’ai décidé de le faire quand même. J’ai eu besoin récemment de faire le vide dans ma chambre et dans ma tête. Parce que j’étais convaincue que l’un allait avec l’autre. Et je suis sûre que je ne suis pas la seule à avoir ressenti ce besoin. C’est pour les quelques personnes qui ont été, sont ou seront dans le même cas, que je publie ce post. Et comme je suis loin d’avoir fini ma démarche de rangement, je serais ravie d’échanger sur le sujet avec vous ! J’espère que les commentaires nous y aideront, que vous ayez ou pas (encore ?) sauté le pas du grand rangement. Bonne lecture, et, promis, d’autres posts plus fun viendront ![/su_note]

En août 2017, je suis rentrée de mon stage de six mois au Chili. Avant cela, j’avais passé deux années de master à Lille, et encore avant, une année Erasmus à Sheffield en Angleterre. Et là, j’étais de retour chez mes parents, de retour dans la chambre que j’avais laissée en 2014. Presque une chambre d’adolescente.

Un retour… en enfance ?

Autant vous dire que je ne m’y retrouvais plus vraiment. Ni dans mon lit 90×190 cm, ni dans mon bureau qui n’a jamais vraiment désempli de cet amas de trucs que je ne résolvais pas à jeter, ni dans ce placard qui débordait de fringues que je ne porterais plus.

Et puis j’étais à un moment de transition, à une croisée des chemins. Je terminais mon mémoire, préparais ma soutenance, et ensuite, c’était l’inconnu. La recherche d’emploi, dont je ne savais pas où elle me mènerait, surtout vu mes études très internationales. Il se trouve que plus d’un an plus tard, après des expériences associatives et professionnelles, des pistes, des pauses, de nouvelles pistes, et la définition d’un nouveau projet, je suis encore à la maison. Mais je sais maintenant à peu près jusqu’à quand, et où j’irai ensuite.

Me sentir chez moi

Toujours est-il qu’à mon retour, j’ai réalisé que je n’occuperais plus cette chambre encore pour très longtemps. Et donc, que mes parents pourraient l’utiliser pour en faire une chambre d’amis, un bureau, ou ce qu’ils voudraient. Bref, il me faudrait faire place nette. Et même avant que je parte, je voulais faire de cette chambre d’ado ma chambre d’adulte. Me la réapproprier, m’y sentir chez moi, le moi actuel, pas le moi qui l’avait quittée.

Ma démarche green

Pour être honnête, il y a aussi une autre raison qui m’a poussée à faire le vide. Depuis plusieurs années, je lis et je me sensibilise à tout ce qui gravite autour de l’éco-citoyenneté. Zéro déchet, mode éthique, minimalisme, frugalisme, consommation responsable…

Ayant été éduquée avec des valeurs comme la parcimonie et la simplicité par mes parents, ces thématiques font forcément écho. Je suis de ceux qui pensent que l’on n’a pas besoin de beaucoup pour être heureux. Et même, que l’on est moins heureux lorsqu’on possède trop. Parce que trop attachés, trop préoccupés, et en fin de compte moins libres.

Donc cette décision de me débarrasser progressivement de l’inutile dans ma chambre, elle s’inscrit dans une démarche plus vaste. Celle de débarrasser progressivement ma vie de l’inutile, du superflu et même du nocif. Et de vivre avec moins, mais mieux : dans ma façon de consommer, de dépenser, de manger, de m’habiller, d’utiliser l’énergie, etc.

Au final, cette démarche touche tellement d’aspects de la vie, qu’il me faudrait une floppée de posts pour vous en parler. Et comme je me considère comme une novice en la matière, j’ai pensé que je pourrais partager ici mes pas de fourmi éco-responsable. C’est pour cela que je vais y consacrer dorénavant une partie de ce blog.

Faire le vide : un choix logique

J’ai donc entrepris, à pas de fourmi, de procéder à des changements, à base de négociation pour un nouveau lit, de tris sans fin, de mise en vente, de ré-agencement de la pièce, d’installation de nouveaux meubles ou de modifications des meubles en place. Mes parents, trop heureux de me voir ENFIN décidée à mettre de l’ordre dans tout ce bazar, m’ont aidée bien volontiers. Merci à eux !

Les meubles et l’agencement de la pièce

Cela s’est fait en trois zones : le coin dodo, les rangements, et le coin bureau.

Le cas du lit

Le lit d’abord. J’avais un lit gigogne d’une place, vous savez avec un lit tiroir dessous, que l’on sortait et montait à côté du mien quand j’invitais une copine à la maison. Il était placé dans un angle, laissant un espace pour un tapis au milieu de la chambre.

Eh bien quand nous l’avons remplacé pour un lit deux places que nous avons donc placé dans l’autre sens, de façon à ce qu’il remplisse cet espace vide du milieu, j’ai eu peur que la chambre paraisse encore plus encombrée. Curieusement, c’est le contraire qui s’est produit. Cette configuration lui a donné une toute nouvelle perspective, et elle a gagné deux mètres carrés visuellement.

Le nouveau placard

Il y avait aussi un meuble de rangement, moitié placard moitié secrétaire, avec des compartiments fermés. Il gardait un mélange de tout ce à quoi j’avais (ou non) touché plus jeune : livres, feuilles Canson, blocs de dessin, crayons, matériel de calligraphie, de tricot, d’aquarelle, de photo, boîtes de chaussures que je n’avais pu ranger nulle part ailleurs faute de place, modes d’emploi de mes différents appareils électroniques, etc, etc, etc.

J’ai vidé ce meuble totalement. J’ai trié tout ce bric à brac, ne gardant que ce que je considérais comme utile. Mon père l’a démonté et s’en est débarrassé. Et nous avons installé à la place un placard Ikea dont j’avais décidé du contenu : des étagères en haut, des tiroirs au milieu, un bac en-dessous, et en bas des étagères métalliques inclinées pour mes chaussures. Là, j’ai remis mes livres restants, mon matériel photo, dans les tiroirs ma lingerie (qui débordait de mon dressing) que j’ai arrangée dans des boîtes et des flacons de verre, dans le bac mes sacs et mes produits d’entretien des chaussures, et en bas mes chaussures.

Mon père avait au préalable repeint tout un mur de ma chambre en blanc (avant, il y en avait un blanc et trois couleur vert pomme). Avec mon nouveau lit avec ses draps blancs, et ce placard blanc, on commençait à sentir une différence bienvenue et apaisante.

Le bureau, plutôt arrangé que remplacé

En face de mon lit, le bureau d’angle était devenu trop large. Il fallait se contorsionner pour contourner le lit sans le heurter. Nous avions prévu de le remplacer par l’un de ces jolis bureaux Ikea (encore). Ceux qui se fixent au mur, qui sont peu profonds, et qui sont surmontés d’étagères. Finalement, mon père a coupé l’ancien bureau pour qu’il soit moins profond et laisse plus de place pour passer entre le lit et lui.

Et voilà, pour le moment, nous en sommes restés là. Je trouve que la chambre est déjà bien mieux ainsi. On respire davantage. Avec le temps, je pense qu’il faudra la repeindre totalement, en blanc idéalement, mais une autre couleur claire pourrait aussi convenir.

Le tri des papiers, livres, et objets divers accumulés

Le bureau, les tiroirs dessous et la petite étagère à côté étaient les parties que je redoutais le plus de ranger. Tant de paperasse accumulée, tant de souvenirs importants (ou pas) qu’il allait me falloir trier, au prix d’un long effort de renoncement. Bref, la flemme.

Ce qui reste, ce qui part…

Je m’y suis pourtant attaquée, partie après partie, tiroir après tiroir, étagère après étagère. Je vidais, je triais, je faisais sortir tout cela de ma chambre. Ce qui se recyclait dans un sac. Ce qui se jetait dans un autre. Et ce qui pouvait servir à quelqu’un d’autre dans une caisse de vin en bois (eh, on est bordelaise ou on ne l’est pas) que ma mère récupérait régulièrement et vidait selon ses besoins.

Un travail dur… mais nécessaire !

Avec du temps et de la persévérance, cela s’est allégé. Avec le recul de quelques mois, je me dis que pas encore assez à mon goût. Je prévois d’en repasser une couche au printemps. Je trouve l’exercice du tri très éprouvant émotionnellement. Déjà, de tout sortir et de se retrouver devant cet amas de trucs divers, c’est décourageant. Ensuite, la tentation est grande d’attraper un objet, le déplacer et avoir eu l’impression d’avancer. Alors qu’en fait, pas du tout. Pourtant, jeter est vraiment li-bé-ra-teur. De tout ce dont je me suis débarrassée il y a des mois, rien ne m’a manqué. Je n’y ai même plus repensé depuis. Et au fond, c’est cela la vraie victoire. Ce sentiment de s’être débarrassé physiquement ET psychologiquement de choses superflues qui encombrent l’espace ET l’esprit !

Donc, côté tri des trucs qui s’entassent, on a fait du chemin, mais il en reste encore un bon bout !

Le dressing : grand chantier en cours

Celui auquel je m’attelle en ce moment. Je travaille à réduire drastiquement la quantité de vêtements, accessoires et chaussures en ma possession. Pour plusieurs raisons, mais j’en ferai probablement un post. Depuis un an environ, j’ai découvert et usé à souhait l’application Vinted. Dans un premier temps, c’était seulement pour vendre. Et puis, par la force des choses, j’ai aussi commencé à acheter. Parce que je souhaitais remplacer certains basiques, ou même juste trouver le même vêtement mais dans la taille en-dessous (ayant perdu un peu de poids depuis mon retour, plusieurs vêtements sont devenus trop grands).

L’idée principale : me constituer une garde-robe qui dure, plus responsable, constituée d’essentiels indémodables et de bonne qualité. Pour cela, je sépare mes efforts en deux catégories.

Me débarrasser

  • Vendre, donc, ce qui peut l’être : les vêtements, chaussures, accessoires en bon état, de bonnes marques.
  • Donner, ce qui n’a rien d’extraordinaire mais est en bon état et peut encore servir à quelqu’un. Pour cette partie, ma mère qui travaille dans le social récupère une fois par mois environ les vêtements dont je veux me débarrasser pour qu’ils soient redistribués à des familles syriennes. En général, si elle est intéressée, elle se sert au passage.
  • Jeter ce qui est sans espoir : les vêtements tâchés, abîmés et au-delà de tout rafistolage (j’envisage toujours le raccommodage avant de jeter), ou déformés. À vrai dire, j’en ai peu dans cette catégorie.

En lisant cette liste, je me dis que plusieurs pièces en vente depuis longtemps devraient peut-être passer dans la partie « dons »… Affaire à suivre !

Au fait, si vous êtes sur Vinted, vous trouverez mes articles en vente sous le nom de anaism16, ou en cliquant ici.

Investir

D’un côté, je déblaie massivement, et de l’autre côté, j’investis.

Premièrement, je renouvelle certaines pièces dont je me débarrasse mais dans la bonne taille/dans une matière plus durable/d’une marque plus éthique… Bref, je les remplace en mieux.

Deuxièmement, maintenant que j’estime être arrivée « à l’âge adulte » sur le plan du style, que mes goûts sont à la fois moins douteux et plus sûrs, je sais quelles pièces basiques manquent à mon dressing. J’ai donc une liste des basiques à avoir dans mon dressing minimaliste idéal. Je les acquiers sans précipitation, soit en seconde main (merci Vinted), soit chez une marque éthique (coucou Ekyog), soit, en dernier recours, chez une marque de qualité, et dans des matières naturelles.

Comme je le disais plus haut, cette partie sur le dressing minimaliste me tient vraiment à cœur et va bien au-delà de ma simple volonté de faire le vide dans ma chambre. C’est pourquoi je prévois d’y consacrer un post entier. Je vous dirai plus précisément quelles sont mes motivations, et ensuite on parlera chiffons, en évoquant précisément ce que je compte y mettre, dans cette garde-robe responsable.

Et niveau organisation ?

Mon dressing se compose en tout et pour tout d’un placard à portes coulissantes encastré dans le mur de ma chambre, avec une partie à étagères, et une partie penderie. Et si vous avez tout suivi, depuis peu il empiète sur le nouveau placard, pour ce qui est des sous-vêtements, des sacs et de quelques chaussures. Oui, il y a encore de la route à faire…

Parmi mes bonnes résolutions « dressing », il y a celle de parvenir à ne suspendre qu’un vêtement par cintre. Pour l’instant la penderie est encore encombrée, parce qu’une partie est occupée par des vêtements à vendre. C’est tout le problème d’ailleurs : entre le moment où je décide de m’en débarrasser et le moment où ils partent, il faut bien les mettre quelque part ! Donc pour l’heure, c’est encore un peu la crise du logement.

Quand tout cela aura davantage pris forme, je ferai peut-être une mise à jour ou un nouveau post pour vous parler du résultat !

La déco : retour aux essentiels

Enfin, quand le plus dur est fait, qu’on se retrouve seule dans sa chambre un peu mieux rangée, il reste encore un détail à changer : la déco. À mon retour, je me suis empressée d’arracher cet immense sticker d’Audrey Hepburn qui trônait au-dessus de mon lit et que je ne pouvais plus voir en peinture. Je l’ai décollé si violemment qu’un bout de peinture s’est arraché du mur… Mais je me suis sentie bien mieux après ! Plus récemment, c’est Marie-Antoinette que j’ai décrochée du mur. Elle était en face d’Audrey, dans deux petites reproductions encadrées des tableaux d’Elisabeth Vigée-Lebrun. Clin d’œil à la fois à mon deuxième (et troisième) prénom, et à la période où, ado, j’étais fan du film de Sofia Coppola.

Une déco home made…

À la place, j’ai créé, imprimé et accroché des cadres minimalistes qui font référence aux sorts enseignés à Poudlard. Alors oui, je fais partie de ces personnes qui n’ont aucun problème à devenir adultes tout en restant d’irréductibles Potterheads. Cette mise au point faite, nous pouvons poursuivre.

… et qui me ressemble !

J’ai aussi vidé les étagères de toutes les petites choses qui y trônaient et qui n’avaient plus forcément de sens pour moi. Et je les ai remplacées par : 1. rien, 2. des bougies, 3. des cartes postales et autres souvenirs plus récents qui me parlent davantage. Exit donc, la petite boîte où reposaient (encore) mes dents de lait..! On retrouve davantage de douces références à mes derniers voyages, à la littérature que j’aime, à ma vie spirituelle, à l’Écosse qui me fascine, au Chili qui fait partie de moi.

Il reste à accrocher au-dessus de mon lit, là où auparavant trônait Audrey, la carte du monde en liège que ma sœur m’a offerte et que mon père a encadrée cet hiver. Bien plus à mon image ! Vous l’avez peut-être aperçu plus haut, pour le moment il est posé contre le mur à côté de mon lit…

Et là, enfin, je me sens chez le moi d’aujourd’hui !

Je n’imaginais pas que ce post serait si long lorsque j’ai commencé à l’écrire, alors merci d’en être venues à bout !

Et vous, avez-vous aussi entrepris un grand rangement à un moment ? Quelles sont vos techniques pour être efficace ? J’ai hâte de vous lire et d’échanger avec vous !

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